Aromacomtois – Doubs

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Découvrez Grégory, Ingénieur devenu producteur d’huile essentielle de sapin en filière Bio et 100% local. Un partenariat innovant avec l’ONF pour la récolte des aiguilles et Olivier TISSOT, pharmacien et aromathérapeute !

 Durée : 79 mn

 

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Présentation

Les huiles essentielles : nous les utilisons de plus en plus, mais que savons-nous au juste de leur réalisation ? En suivant Grégory Haye, producteur d’huile essentielle bio de résineux, nous allons nous initier à leur élaboration. Un ouvrage qui est pour lui bien plus qu’un simple travail.

Du bureau à la forêt

Une histoire qui nous en rappelle d’autres. Un changement de vie complet. Arrêter de ne penser qu’aux objectifs financiers. Pouvoir respirer, à l’air libre. Voilà pourquoi Grégory Haye a quitté sans regret son emploi de cadre dans le domaine de l’optronique. Pour redonner un sens à son activité quotidienne, il choisit en septembre 2015 de se reconvertir dans le milieu professionnel agricole.

Une visite chez des producteurs d’huile de noix dans le Lot lui a mis une petite idée en tête, une rencontre avec Michel Guilleminot va la préciser. Ce dernier est alors le référent de la filière BPREA spécialité plantes aromatiques et médicinales à Montmorot (dans le Jura). Grégory Haye va suivre cette formation durant l’année scolaire 2016-2017. Dans le cadre de la préparation à ce diplôme, il suivra un stage éclairant à la Ferme du Bien-être, près de Gérardmer, qui le conforte dans ses choix.

Et puis viendra les discussions avec Olivier Tissot, pharmacien à Ornans, diplômé en phytothérapie et aromathérapie, et Pierre Gavignon, ingénieur basé en Alsace. À Grégory ils ont apporté « une aide très significative et précieuse », mais sont « avant tout devenus des amis ». En juillet 2017, à la création de la société Aromacomtois, ils ont obtenu le titre d’associés. Car si ce changement de vie radicale peut apparaître comme une aventure personnelle, « c’est un projet tout sauf individuel » précise Grégory. Famille, amis, associés, tous l’ont soutenu dans son ambition, et ça il ne l’oublie pas.

L’huile essentielle de A à Z

Grégory n’a pas besoin d’aller bien loin pour trouver sa matière première. Basé à Amancey, dans le sud du département du Doubs, la forêt alentour satisfait largement ses besoins en résineux. En effet, le climat montagnard du massif du Jura est très favorable aux conifères. Il y pratique la cueillette sauvage, avec l’autorisation de la commune. De surcroît, il travaille en coopération avec l’Office National des Forêts et son technicien territorial Anthony Derivaz. Ainsi, il est averti de chaque coupe, et les bûcherons, comme les débardeurs, veillent à ne pas abîmer les branches.

Grégory recherche avant tout celles de sapin blanc, au rendement bien supérieur à l’épicéa ; il aperçoit parfois un Douglas, qui donnera une huile essentielle « exceptionnelle » à l’odeur d’agrumes, mais on le trouve beaucoup plus dans le Massif Central. Il doit amasser un maximum d’aiguilles pour un minimum de bois. En effet, ce dernier dégrade la qualité de la future huile, la rendant « très dure, très verte ».

Le chablis, arbre déraciné sans intervention de l’homme, permet une récolte facile, à hauteur d’homme. En outre, Grégory surveille sa posture et utilise un sécateur électrique pour préserver sa santé. Comme il veille à la santé de cette forêt, menacée par la sécheresse et le scolyte. Notons que son prélèvement laisse bien assez de branches à terre pour perpétuer le cycle naturel de la décomposition des végétaux morts.

Le camion remplie, Grégory peut retourner à son atelier afin de procéder aux différentes étapes de l’extraction de l’huile essentielle. Après s’être doublement protégé du bruit (bouchons d’oreilles et casque), il attaque l’opération du broyage des branches. Au cours de celle-ci, il allume sa chaudière à granulés afin de pouvoir enchaîner les opérations. Elle chauffe l’eau qui sera transformée en vapeur pour être envoyée dans l’alambic. Il contient le panier percé (en inox alimentaire 316L précise Grégory) bourré avec le résultat du broyage.

La température de cette vapeur est constamment surveillée. Quand elle aura bien traversé la matière, l’extraction des molécules aromatiques sera optimale. Il est temps d’envoyer l’eau de refroidissement. La condensation commence. Deux liquides se forment alors : l’hydrolat et l’huile essentielle à proprement parler. Le premier est une eau très faiblement chargée en molécules aromatiques, contrairement au second qui en est un concentré.

Les huiles essentielles, par leur densité plus faible par rapport à l’eau, remontent à la surface : la distillation est terminée. Récupérées puis décantées et filtrées, les huiles essentielles seront stockées à l’abri de la lumière dans des bouteilles en verre fumé. C’est « l’aboutissement », comme le dit Grégory, d’un processus qui a débuté par le tri des branches dans la forêt. Cette huile essentielle de sapin blanc servira aussi de base à la confection de produits divers aux applications multiples, comme nous allons le voir.

Une commercialisation respectant certaines valeurs

Grégory Haye nous présente fièrement, il y a de quoi, le mur végétal exposant les produits de son entreprise. S’il confectionne lui-même le parfum assainissant dans son atelier, comme son huile de massage, il travaille aussi en partenariat avec des « petites structures locales artisanales et familiales en bio » qui lui ressemblent. Celles-ci produisent ses savons liquides ou solides ainsi que des confiseries, tels des bonbons ou des gommes sans sucre au goût « brut de forêt » !

La santé, que ce soit la sienne au travail ou celle des consommateurs, est un leitmotiv évident pour Grégory. En conséquence, son association avec le pharmacien et aromathérapeute Olivier Tissot ne nous surprend pas. Ce dernier nous révèle les propriétés de l’huile essentielle de sapin blanc : diluée dans une huile végétale puis appliquée sur la poitrine, elle dégage les voies respiratoires. Mais c’est aussi un antiseptique atmosphérique réputée (d’où le parfum assainissant), un anti-inflammatoire utilisé contre l’arthrose par exemple, ou encore un stimulant de l’organisme.

Cela fait un an que la commercialisation de ces produits est mise en place. Un magasin pour la vente directe est ouvert trois après-midi par semaine, impliquant l’embauche d’un salarié. Grégory Haye a choisi lui-même la majorité de ses diffuseurs : Biocoop, magasins de producteurs régionaux ou pharmacies, sans oublier les petites épiceries de village. À chaque fois un « contact sincère, entier » s’est établi avec ses partenaires. « C’est même plus une démarche commerciale », dit-il enchanté, mais un partage d’idées, une source d’échanges entre producteur et clients dont il ne veut pas se passer en abandonnant ses tournées de livraisons.

Ce qui résume le mieux les valeurs de Grégory, c’est son engagement avec le label « Nature et Progrès ». Il en respecte sans sourciller, bien au contraire, l’exigeant cahier des charges issu d’une réflexion entre agriculteurs et consommateurs. Grégory défend une agroécologie paysanne qui engendrera la création d’« écosystèmes locaux » à taille humaine, respectueux de notre Environnement, économes en ressources et en énergie. Peut-être alors pourrons-nous sauvegarder la fertilité de notre planète.

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