Comprendre le fonctionnement des prairies permanentes

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Dans cette série de vidéo, vous apprendrez le fonctionnement des prairies permanentes dans la zone d’altitude située entre 200 à 500 m. Vous comprendrez ce qu’est une graminée et comme elle pousse. Puis vous découvrirez les différentes typologie des prairies permanentes et leur flore spécifique.


9 vidéos – 1h00

Présentation

Je suis Eric BRACONNIER, j’ai été conseiller technique pendant 30 ans en région allaitante et j’ai travaillé une dizaine d’année sur la valorisation de l’herbe.

Le constat que j’ai pu faire est une certaine méconnaissance du fonctionnement des prairies permanentes tant par les éleveurs que par les techniciens car c’est un domaine qui reste encore très complexe et mal connu.

Du fait, il y a une faible optimisation des systèmes fourragers, souvent on voit qu’il y a beaucoup de perte de matière organique lié à une sous-valorisation.

Les éleveurs de vaches allaitantes s’en redent comptent, il y a des marges de manœuvre importante et du fait, il y a une forte demande pour mieux gérer les prairies.

La gestion de l’herbe, c’est de l’alimentation ! Les éleveurs sont très conscients de l’importance de bien gérer son alimentation l’hiver.

L’hiver dure en général 4 ou 5 mois dans nos régions et tout le reste de l’année, les animaux sont au pâturage et bien souvent, les éleveurs n’ont pas conscience qu’à cette période là, ils font toujours de l’alimentation.

Il faut donner aux vaches des quantités et des qualités suffisantes pour réussir à faire des performances correctes.

 Eric BRACONNIER

Sommaire

Module 1 : Qu’est-ce que l’herbe ?

1 – Introduction : quelles sont les zones géographiques concernées ?

2 – Fonctionnement des graminées

3 – Facteurs qui influencent le tallage

4 – Système racinaire et effet du surpaturage

5 – Conclusion module N°1

Module 2 : Typologie de la flore de nos prairies

6 – Evolution qualitative et quantitative des prairies permanentes

7 – La flore des prairies permanentes

8 – Typologie fonctionnelle des prairies permanentes

9 – Conclusion

A qui s'adresse la formation ?

Public

  1. Éleveurs allaitant zone alt. 200-500m
  2. Porteurs de projet d’installation en agriculture
  3. Élèves de l’enseignement agricole
  4. Conseillers élevage allaitant

Pré-requis

  • Aucun pré-requis n’est nécessaire.

Objectifs

  • Comprendre le fonctionnement d’une graminée
  • Comprendre les facteurs qui influencent son tallage
  • Mesurer l’effet du surpaturage
  • Comprendre la typologie fonctionnelle des prairies permanentes

L'auteur

Dix ans d’expérience sur la valorisation de l’herbe

Eric BRACONNIER

Avec son BTS Productions Animales en poche, Éric BRACONNIER, s’oriente vers un Certificat de Spécialisation Informatique. Lors de son stage, il met en place un logiciel de gestion des inséminations. Tout au long de sa carrière, il n’aura de cesse de créer des outils informatiques pertinents au service du conseil en élevage. Ses études terminées, il fait ses débuts dans le développement agricole au service des habitants d’une oasis égyptienne.

Dans les années 90, les débuts du conseil en Chambre d’Agriculture.

C’est au cœur du bassin d’élevage charolais qu’il se lance et apprendra son métier de conseiller agricole, car « un métier ça s’apprend sur le terrain ». Ils sont alors une jeune équipe de conseillers motivés, qui organisent « des soirées rations » pour s’entraîner et proposer le meilleur conseil aux éleveurs.

Tous à l’herbe

Fin des années 2000, Éric BRACONNIER s’investi sur la problématique de la gestion de l’herbe. Faisant le constat d’une méconnaissance du fonctionnement des prairies permanentes, tant par les éleveurs que par les techniciens ou les chercheurs, il s’attache, en complément de l’approche agronomique, à développer une approche basée sur les pratiques des éleveurs.

C’est l’époque des premières revues mensuelles sur l’herbe en Saône et Loire, des débuts du pilotage sur le pâturage tournant et des premières journées techniques.

Difficile de faire venir les éleveurs à cette époque, mais il ne se décourage pas, et grâce à une poignée d’éleveurs aussi motivés que lui, il met en place un petit groupe de réflexion et les premières formations. C’est aussi l’époque pour éleveurs et conseillers de l’apprentissage des plantes qui poussent sur les herbages du Charolais et du Clunysois et plus largement sur les prairies permanentes du Centre France.

La gestion de l’herbe c’est de l’alimentation

Si en hiver les éleveurs sont bien conscients de la nécessité de gérer l’alimentation de leurs animaux, durant la période de pâturage la ressource est souvent mal valorisée par manque de connaissances.

Comprendre comment fonctionne la flore d’une prairie permanente, ce qu’est un calendrier fourrager, comment déterminer surfaces de récoltes et surfaces de pâturages, seront les compétences apportées aux éleveurs grâce à des formations et à une expertise alliant connaissances scientifiques et travail de terrain.

Le terrain, c’est d’abord chaque lundi matin pendant toute la saison, une tournée sur les parcelles des exploitations pilotes pour réaliser des mesures d’herbes et évaluer la pousse en fonction des sommes de températures.

Un travail de réseaux

Dans le cadre du SIDAM (Service Interdépartemental pour l’Animation du Massif Central), il intègre un réseau d’étude sur la pousse de l’herbe. Ce projet en réseau lui permet de lancer Herb’Hebdo, une News Letter aujourd’hui largement diffusée en Bourgogne.

Au sein du RMT « Prairies demain » se développent les échanges, les projets de recherches et les outils techniques.

Toujours à la recherche du meilleur outil

Parallèlement, il a toujours développé des outils informatiques permettant d’améliorer le conseil aux éleveurs et de faire gagner du temps aux conseillers. Calage du système fourrager, des rations, gestion des animaux au pâturage … mais aussi outils d’analyse technico-économiques.

Retrouvez toutes les formations vidéo d'Eric BRACONNIER

Comprendre le fonctionnement des prairies permanentes
Maîtriser le calendrier fourrager en élevage allaitant
Mieux valoriser ses prairies permanentes en élevage allaitant

Testez vos connaissances

Module 1 : Qu’est-ce que l‘herbe

Séquence 1 : Introduction

Les courbes de production de l’herbe diffèrent à partir de :
1. 300 m d’altitude
2. 500 m d’altitude
3. 800 m d’altitude

Séquence 2 : Fonctionnement des graminées

L’herbe est souvent une ressource sous-valorisée.
 VRAI
 FAUX

Une prairie permanente est une prairie naturelle.
 VRAI
 FAUX

Une prairie permanente a un mode de reproduction :
1. Sexué
2. Asexué
3. Végétative
4. Dioïque

Une graminée se compose de 3 niveaux :
1. Un système racinaire
2. Un système foliaire
3. Une zone mère
4. Une zone de tallage
5. Une zone de bourgeonage

Une talle fille, deviendra une talle mère après autonomisation.
 VRAI
 FAUX

Après une période de sécheresse la graminée puise :
1. Dans ses réserves rapides
2. Dans ces réserves lentes.

Sommes des températures : le calcul des degrés journaliers est :
1. Temp. mini + Temp Maxi
2. (Temp. mini + Temp Maxi) /2
3. Temp maxi – Temp mini

Sommes des températures : on cumule :
1. Toutes les températures supérieures à 0°
2. Les températures de 0° à 18 °
3. Les températures supérieures à 0 et inférieures à 15 °

Séquence 3 : Facteurs qui influencent le tallage

La minéralisation du sol dépend :
1. De l’eau
2. De la lumière
3. De la température
4. De la durée du jour

Lors d’un été chaud et sec la minéralisation du sol est à son maximum.
 VRAI
 FAUX

Le tallage est favorisé par :
1. La lumière à la base des tiges
2. La forte densité des talles
3. La disponibilité en nutriments
4. L’étêtage
5. L’abondance d’eau

La crise du tallage c’est :
1. Une absence de production de talles filles
2. La mort au bout de quelques semaines d’un grand nombre de talles émises au printemps.
3. L’absence de production de talles reproductives.

La durée de vie d’une talle :
1. Varie selon les espèces de 8 à 10 mois.
2. Est d’une dizaine d’année.
3. Varie selon les espèces de 1 à 5 ans.

Séquence 4 : Système racinaire et effets du surpâturage

Le système racinaire :
1. Se renouvelle à chaque sortie d’hiver.
2. Se développe en proportion de la température.
3. Se concentre dans les 10 premiers cm du sol.
4. Varie selon l’indice foliaire.
5. S’installe en profondeur.

Plus on réduit le système foliaire, plus on réduit le système racinaire.
 VRAI
 FAUX

Une prairie ne devrait pas être pâturée :
1. En dessous de 2 cm
2. Au-delà de 3 semaines consécutives
3. En dessous de 4 cm

Le surpâturage :
1. Augmente la mortalité des graminées
2. Favorise le tallage
3. Compacte le sol
4. Pénalise surtout les plante à grandes feuilles
5. Ecrase les plateaux de tallage
6. Favorise la reproduction sexuée

Les légumineuses supportent moins bien le surpâturage.
 VRAI
 FAUX

En cas de sécheresse estival, il est préférable :
1. De donner accès à de grandes parcelles.
2. De fermer les animaux sur une parcelle sacrifiée et d’affourager
3. De rentrer les animaux en bâtiments

Séquence 5 : Conclusion

Module 2 : Typologie de la flore de nos prairies

Séquence 6 : Evolution quantitative et qualitative des PP

La production de l’herbe se fait au printemps pour :
1. Près de 50 %
2. 70 à 75 %
3. 25 %

L’évolution physiologique de la flore est liée à :
1. La pluviométrie.
2. La durée du jour.
3. La somme des températures.
4. La disponibilité en nutriments.

Plus une plante avance dans son cycle physiologique, plus elle a de qualités nutritionnelles.
 VRAI
 FAUX

La première étape de tallage commence à :
1. 500 ° à partir de janvier
2. 200 ° à partir de février
3. 200 ° à partir de janvier
4. 1100 ° à partir de février

Après destruction de l’épis, la plante commence un second cycle de tallage.
 VRAI
 FAUX

Séquence 7 : La flore des PP

La diversité des espèces fait la richesse d’une prairie permanente.
 VRAI
 FAUX

Les graminées les plus recherchées dans une prairie sont :
1. La fléole
2. La crételle
3. La fétuque
4. Le vulpin
5. Le dactyle
6. Le ray Grass Anglais

Le paturin des près est une graminée très rare.
 VRAI
 FAUX

Séquence 8 : Typologie fonctionnelle des PP

La typologie fonctionnelle des PP consiste à regrouper les plantes qui ont des fonctionnements proches pour mieux connaître et gérer ses PP.
 VRAI
 FAUX

Les type A et B regroupent des plantes :
1. Productives
2. Economes en nutriments
3. A feuilles fines
4. A feuilles larges
5. Très consommatrices de nutriments

Les types C et D regroupent des plantes :
1. A feuille étroite
2. Très productives
3. Moins productives
4. Economes en nutriments

L’hétérogénéité d’un pâturage permet de mieux l’exploiter dans le temps.
 VRAI
 FAUX

Séquence 9 : Conclusion

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