Domaine de la Vigne Mouton – Saône-et-Loire

Gratuit

C’est dans le Mâconnais, non loin des ruines majestueuses de l’abbaye de Cluny, que se trouve le domaine de La Vigne Mouton. Delphine et Sébastien Boisseau dirigent cette exploitation viticole à taille humaine dans le respect de la nature et de leurs convictions. Voyons cela ensemble.

C’est dans le Mâconnais, non loin des ruines majestueuses de l’abbaye de Cluny, que se trouve le domaine de La Vigne MoutonDelphine et Sébastien Boisseau dirigent cette exploitation viticole à taille humaine dans le respect de la nature et de leurs convictions. Voyons cela ensemble.

Débuts et choix déterminant de l’agriculture biologique

Le couple s’est rencontré pendant leurs études en BTS viticulture et œnologie à Mâcon-Davayé en 1996. Toutefois, leur avenir commun à la tête d’un domaine n’était pas donné. Pour Delphine, c’était surtout l’envie d’une formation courte ouvrant rapidement sur un emploi. Elle passa malgré tout encore une année de plus en licence à la fac, pendant le service militaire de Sébastien. Puis le duo est allé travailler dans les vignes des parents de Sébastien « en attendant de trouver du boulot ». Ils y sont restés ! Mais, comme le confie Sébastien, « ça s’est fait un petit peu par hasard, même si l’exploitation existait ».

La vigne n’était alors qu’un élément parmi d’autres de la ferme parentale en polyculture-élevage. Officiellement installé en 1999 après la retraite de ses parents, Sébastien se concentre sur la production de raisin (Delphine étant conjointe collaboratrice). Il met vite de côté la « chimie », très utilisée pour le désherbage et autres traitements. Car « il y a une réaction immédiate sur la personne […], on a des symptômes ». La certification bio sera acquise en 2007. Engagé avec une cave coopérative, Sébastien n’y trouve pas l’opportunité de valoriser sa production en agriculture biologique. Le couple quitte donc celle-ci en décembre 2011 afin de « vinifier à la maison ».

Être « viticulteur vigneron »

Cette rupture, qui signifie plus de travail, entraîne la « promotion » de Delphine qui accède au statut d’exploitant agricole. Avant les vendanges de l’automne 2012, les Boisseau s’équipent en conséquence pour réalise r leur vin. 2012 sera donc leur premier millésime. Sur leurs huit hectares, ils cultivent deux cépages blancs, aligoté et chardonnay, et deux cépages rouges, pinot et gamay. Outre ces choix classiques, Sébastien entretient depuis trois ans des vignes de savagnin qu’il veut remettre au goût du jour (cépage par ailleurs bien connu dans le Jura avec le vin jaune). La vinification (qui est le plus du vigneron par rapport au viticulteur) est son affaire.

Quant à Delphine, elle apprécie par dessus tout le travail dans les vignes. Si la production est limitée à 50 000 bouteilles, c’est pour qu’elle ne passe pas trop de temps à la cave à préparer les bouteilles et les commandes ! Elle doit déjà réserver une journée pour le travail administratif… Pour Delphine, « y’a rien de mieux que ramasser les raisins, c’est juste magique ». Et elle mène avec enthousiasme son équipe de vendangeurs. Comme nous le verrons dans les prochains épisodes, faire son « travail de vigneron, de la greffe jusqu’à la bouteille », au plus près des vignes, prend du temps et exige des efforts supplémentaires. Mais Sébastien conclut en souriant : « On est bien contents ».

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