Quels leviers agronomiques pour réduire ou supprimer les produits phyto ?

49.90 HT

Réduire ou supprimer les produits chimiques sur ses cultures suppose une réflexion globale à l’échelle du système d’exploitation. 7 leviers agronomiques peuvent permettre de répondre à cet objectif : la rotation des cultures, le choix des variétés, les associations de cultures, le choix de dates de semis, la gestion des intercultures, le travail mécanique du sol et le désherbage mécanique. S’il n’y a pas de recettes toutes faites pour réduire significativement l’utilisation des phytos, ces 7 leviers agronomiques sont une boîte à outils indispensable pour y parvenir.


20 vidéos – 2h47

Sommaire

Module 1 : La rotation des cultures

  • Introduction formation – leviers pour réduire ou supprimer les intrants sur cultures
  • Principes généraux de la rotation
  • Points clés de la construction de sa rotation en système céréalier
  • Points clés de la construction de sa rotation en système polycultures-élevage
  • Quelques exemples de rotations

Module 2 : Les interventions à l’échelle de la parcelle

  • Introduction module 2 – les interventions à l’échelle de la parcelle
  • Les impacts d’un bon choix variétal
  • Les associations de cultures – introduction
  • Les méteils complexes
  • Les méteils simples
  • Le colza associé
  • Le maïs associé
  • La date de semis
  • La gestion des intercultures

Module 3 : Les travaux physiques du sol

  • Le labour
  • Les déchaumages
  • Le désherbage mécanique – introduction
  • Le désherbage mécanique – conditions de réussite
  • Désherbage mécanique sur céréales à paille
  • Désherbage mécanique sur cultures d’été

A qui s'adresse la formation ?

Public

  1. Céréaliers conventionnels et bio
  2. Éleveurs conventionnels et bio

Pré-requis

  • Aucun pré-requis n’est nécessaire

Objectifs

  • Connaître les 7 leviers agronomiques qui permettent de réduire fortement l’utilisation d ‘intrants chimiques.
  • Avoir une approche globale de la construction de ses rotations culturales
  • Savoir choisir la bonne date de semis et la bonne variété
  • Connaître les avantages et limites des différents types d’association culturales
  • Connaître les conditions de réussite du désherbage mécanique

L'auteur

Conseiller en techniques alternatives et biologiques

C’est avec une solide expérience que David STEPHANY se lance en 2021 dans une activité de conseiller agricole indépendant. Accompagner les agriculteurs bio qui veulent progresser par l’échange, apporter un conseil individualisé, plus rassurant pour les agriculteurs récemment convertis au bio, ou plus largement accompagner tous les agriculteurs qui veulent réduire les produits phytosanitaires en repensant leur système, ce sont les missions que David STEPHANY s’est choisies.

Ingénieur agricole de formation, il débute sa carrière dans le Grand Est, travaillant d’abord sur un programme de réduction des fuites de nitrates dans la nappe du Rhin. Puis, pendant 4 ans, il assurera l’animation de la filière viande bio au sein du GRAB (Groupement Régional des Agriculteurs Bio) de Lorraine.

En 2004, il arrive en région Rhône Alpes comme formateur en productions animales au CFPPA des Sardières. Il intègre ensuite l’équipe de l’ADABio (Association pour le Développement de l’Agriculture Biologique Ain, Isère, Savoie et Haute Savoie), pour qui il travaillera pendant 13 ans.

Un acteur du développement de l’agriculture bio dans l’Ain

Intervention en formation, animation de groupes d’échanges, de tours de plaine ou de visites de bouts de champs, réalisations d’études de conversion à l’agriculture biologique ou appui technique individuel, c’est par tout un panel d’actions que David STEPHANY, accompagnera les agriculteurs du département de l’Ain pour les amener à des pratiques plus responsables et moins dépendantes de la chimie. Pendant 10 ans il va notamment animer un groupe DEPHY Ecophyto pour les producteurs laitiers. Une grande partie de son temps sera aussi consacré à diverses expérimentations sur le végétal, et notamment sur les cultures pour les éleveurs.

Un témoin de l’évolution des pratiques agricoles

Adepte des échanges, toujours enrichissants (dans les 2 sens) entre agriculteurs bio et agriculteurs conventionnels, il a pu mesurer l’évolution des pratiques et des mentalités pendant plus d’une décennie.

Au début, la conversion à l’agriculture biologique concernait plutôt des éleveurs. La démarche et la technique étant bien sûr plus faciles dans un système de polycultures-élevage que dans un système céréalier. Mais les motivations sont aussi économiques, la crise laitière des années 2008/2009 a incité un grand nombre de producteurs laitiers à passer au bio.

A partir de 2015, alors que le contexte économique se tend en grandes cultures, de nouveaux profils d’agriculteurs s’intéressent à l’agriculture biologique. De grandes fermes céréalières vont alors se convertir, permettant ainsi la diffusion de nouvelles pratiques par la force de l’exemple.

Vous l’aurez compris, les compétences et la démarche de David STEPHANY, lui permettent d’accompagner les choix des agriculteurs sur de nombreuses pratiques et leviers agronomiques pour diminuer ou supprimer les recours aux intrants chimiques : rotation des cultures, choix de variétés, associations de cultures, dates de semis, gestion des intercultures, travail mécanique du sol ou désherbage mécanique.

La seule chose qu’il ne pourra pas faire pour vous, c’est vous apporter du conseil sur l’usage des produits chimiques !

Testez vos connaissances

Quels leviers agronomiques pour limiter ou supprimer le recours aux intrants chimiques sur cultures ?

 

Module 1 : La rotation des cultures

 

Vidéo : Introduction

 

Il existe 3 niveaux d’intervention pour réduire l’usage des produits chimiques, mais un seul permet une réduction réellement significative, voire une suppression de ces produits.

1.       Travailler sur l’efficience des traitements

2.       Substituer les traitements chimiques par des produits naturels

3.       Reconstruire son système d’exploitation

 

Vidéo : principes généraux de la rotation

 

A l’échelle d’une exploitation, le levier le plus important pour réduire le recours aux intrants chimiques est :

1.       La rotation des cultures

2.       Les associations de cultures

3.       Le travail mécanique du sol

4.       Le désherbage mécanique

 

Les objectifs visés par les rotations de cultures sont :

1.       Casser les cycles des adventices

2.       Casser les cycles des maladies

3.       Casser les cycles des ravageurs

4.       Améliorer la fertilité du sol

 

Pour un éleveur la meilleure tête de rotation est :

1.       Une céréale d’hiver

2.       Une légumineuse

3.       Une prairie

 

Pour diminuer significativement le nombre d’adventices, il faut au minimum :

1.       2 à 3 cultures dans sa rotation

2.       4 à 5 cultures dans sa rotation

3.       6 à 7 cultures dans sa rotation

 

Pour une rotation efficace, il faut alterner :

1.       Les familles de plantes

2.       Les périodes de semis

3.       Les variétés

 

Pour un apport d’azote significatif, les légumineuses doivent revenir dans une rotation :

1.       Tous les 2 ans

2.       Tous les 3 ans

3.       Tous les 5 ans

 

Une plante allélopathique est une plante :

1.       Qui a la capacité d’émettre des substances qui vont éloigner les ravageurs.

2.       Qui a la capacité d’émettre des substances qui vont empêcher la levée d’autres graines.

3.       Qui a la capacité d’émettre des substances qui vont favoriser la levée d’autres graines.

4.       Qui a la capacité d’émettre des substances qui vont protéger contre des maladies

 

Ce sont des plantes allélopathiques :

1.       Le seigle

2.       Le triticale

3.       Le maïs

4.       Le sarrasin

 

Vidéo : Points clés de la construction de sa rotation en système céréalier

 

L’une des principales difficultés en système céréalier dans la construction de sa rotation est :

1.       La valorisation des cultures

2.       L’absence de matières organiques d’origine animale

3.       La gestion du temps de travail

4.       La gestion de l’irrigation

 

Vidéo : Points clés de la construction de sa rotation en polyculture élevage

 

La construction d’une rotation est globalement plus facile :

1.       En système céréalier

2.       En système d’élevage

 

Vidéo : quelques exemples de rotations

 

Les objectifs techniques, économiques et humains que se fixent l’agriculteur, sont les premiers éléments à prendre en compte dans la construction de sa rotation.

        VRAI

        FAUX

 

 

Module 2 : les interventions a l’échelle de la parcelle

 

Vidéo : les impacts d’un bon choix variétal

 

Selon les années et les contextes climatiques, les différences de rendement peuvent aller du simple au double sur des variétés différentes.

        VRAI

        FAUX

 

Le principal intérêt des mélanges variétaux (3 variétés différentes semées ensemble) est :

1.       De renforcer la résistance aux maladies de l’ensemble de la culture.

2.       De lisser les écarts de rendements dus au contexte climatique de l’année.

3.       D’améliorer la vigueur au démarrage d’une culture.

 

Sur céréales à paille, il y a de grosses différences de résistance aux maladies selon les variétés.

        VRAI

        FAUX

 

Vidéo : les associations de cultures : introduction

 

Un méteil est :

1.       L’association de plusieurs variétés d’une culture

2.       L’association d’un maïs et d’une autre culture

3.       L’association de céréales et de protéagineux

4.       L’association de céréales et de crucifères

 

Les avantages des associations de cultures sont :

1.       De concurrencer les adventices par une meilleure couverture du sol.

2.       D’avoir une meilleure résistance aux maladies et ravageurs

3.       D’être toujours sûr de ce qu’on va récolter

4.       D’être moins exigeant en azote s’il y a des légumineuses dans le mélange

5.       De réduire le temps de travail

6.       D’assurer une régularité de rendements

 

Vidéo : les méteils complexes

 

Les méteils complexes se valorisent mieux :

1.       En système céréalier

2.       En système d’élevage

 

En système d’élevage, les méteils complexes permettent :

1.       D’améliorer la valeur protéique de l’alimentation

2.       De diminuer les achats de tourteaux du commerce

3.       D’assurer une bonne régularité du taux protéique de l’aliment produit

4.       De diversifier les types d’amidons

5.       D’avoir une culture de vente avec une bonne valorisation

 

Les céréales les plus acidogènes sont :

1.       Blé

2.       Triticale

3.       Epeautre

4.       Avoine

5.       Seigle

6.       Orge

 

Dans un méteil contenant du pois, pour avoir un bon compromis entre rendement et teneur en protéines, il faut :

1.       20 % de pois dans le mélange récolté

2.       30 à 40 % de pois dans le mélange récolté

3.       Plus de 50 % de pois dans le mélange récolté

 

Vidéo : les méteils simples

 

Contrairement aux méteils complexes, les méteils simples peuvent être valorisés par des opérateurs économiques.

        VRAI

        FAUX

 

Le point de vigilance pour un mélange triticale / pois fourrager est :

1.       Le caractère très envahissant du pois.

2.       Le caractère acidogène de ces 2 plantes

3.       Le caractère peu couvrant de ce mélange

4.        Le caractère peu concurrentiel vis-à-vis des adventices

 

Les avantages d’un mélange orge / pois protéagineux sont :

1.       La possibilité d’une récolte assez précoce

2.       Une bonne résistance aux excès d’eau en hivers

3.       Un faible risque de verse

4.       Une bonne résistance aux temps chaud et sec

 

Cette plante peut être intéressante contre les dégâts de sangliers mais elle est très envahissante, c’est :

1.       Le lupin

2.       Le pois

3.       Le sarrasin

4.       La vesce

5.       La féverole

 

Vidéo : le colza associé

 

Les objectifs, en associant le colza avec d’autres plantes sont :

1.       De récolter le colza et les plantes compagnes

2.       De récolter seulement le colza.

3.       De maitriser les adventices et ravageurs d’automne

 

Le colza est la seule plante annuelle qui valorise le pic de minéralisation d’automne.

        VRAI

        FAUX

 

Pour maitriser l’impact des altises, il est impératif que le colza soit suffisamment développé (stade 4 feuilles) à leur arrivée, il doit donc être semé :

1.       Idéalement autour du 20/25 août

2.       Idéalement autour du 10/15 juin

3.       Impérativement avant le 1er septembre

4.       Impérativement avant le 20 septembre

 

En Bio surtout, les plantes compagnes du colza à privilégier sont :

1.       Des plantes résistantes au gel

2.       Des plantes gélives

3.       Des légumineuses

 

Le trèfle d’Alexandrie est une plante qui gèle dès 0 °

        VRAI

        FAUX

 

Une technique possible pour lutter contre les méligèthes est :

1.       De semer le colza avec du sarrasin

2.       De semer 2 variétés de colza dont une plus précoce

3.       De semer le colza avant le 25 août.

Vidéo : le maïs associé

 

L’association maïs / soja est :

1.       Exclusivement réservé à l’élevage

2.       Possible en système grandes cultures

 

Le maïs / soja permet :

1.       Une couverture du sol sur le rang

2.       Une couverture du sol en inter-rang

3.       D’améliorer le niveau protéique de l’ensilage

4.       D’améliorer le rendement

 

Vidéo : la date de semis

 

Pour limiter l’usage des phytos, il est préférable de semer les céréales à paille :

1.       Pas trop tard pour limiter les risques adventices et pucerons

2.       Pas trop tôt pour limiter les risques adventices et pucerons

3.       Pas trop tard pour permettre à la culture d’être suffisamment vigoureuse en entrée d’hiver

4.       Pas trop tôt pour permettre à la culture d’être suffisamment vigoureuse en entrée d’hiver

 

Pour limiter l’usage des phytos, le semis précoce des cultures d’été est à favoriser.

        VRAI

        FAUX

 

Quand on veut se passer des désherbants chimiques, en cultures d’été il est préférable de semer après une période de pluie, qu’avant.

        VRAI

        FAUX

 

Vidéo : la gestion des intercultures

 

Le couvert végétal en interculture permet :

1.       De structurer le sol

2.       De produire de la biomasse

3.       De stimuler l’activité biologique du sol

4.       De détruire des ravageurs tels que le taupin ou la limace

 

L’implantation d’une interculture est pertinente quelle que soit la durée de celle-ci.

        VRAI

        FAUX

 

Si un déchaumage doit être réalisé pour lutter contre vivaces ou ravageurs, il est nécessaire de le faire au plus tôt après récolte.

        VRAI

        FAUX

 

Les été chauds et secs sont favorables à la mise en place d’intercultures.

        VRAI

        FAUX

 

 

Module 3 :  les travaux physiques du sol

 

Vidéo : le labour

 

Le labour a des effets favorables sur :

1.       Le salissement par les adventices

2.       Le nettoyage des résidus végétaux

3.       La vie biologique du sol

4.       La stimulation de la minéralisation

5.       La consommation d’énergie fossile

 

La majorité des graines d’adventices germent dans un horizon de :

1.       0 à 5 cm

2.       5 à 10 cm

3.       10 à 15 cm.

 

Le labour agronomique est un labour :

1.       Qui perturbe moins la vie du sol

2.       D’une profondeur de 15 à 18 cm

3.       D’une profondeur de 20 à 25 cm.

 

Il est important de faire un bon réglage des rasettes permettant :

1.       De bien enfouir la matière organique au fond de la raie

2.       De laisser la matière organique sur la tranche de labour

 

 

Vidéo : les déchaumages

 

Le déchaumage permet de lutter contre les vivaces et certains ravageurs.

        VRAI

        FAUX

 

La bonne période pour le déchaumage est :

1.       En été sur des périodes chaudes et sèches

2.       En été à condition que le temps ne soit pas trop chaud et sec

3.       Au printemps avant les grosses chaleurs

4.       A l’automne après le retour des pluies

 

 

Vidéo : le désherbage mécanique : introduction

 

Pour être efficace, le désherbage mécanique doit s’intégrer dans un changement global du système d’exploitation.

        VRAI

        FAUX

 

Vidéo : le désherbage mécanique : conditions de réussites

 

Un sol bien préparé pour un désherbage mécanique est un sol :

1.       Sans grosses mottes

2.       Travaillé très grossièrement

3.       Nivelé

4.       Rappuyé

5.       Avec un minimum de résidus de surface

 

Les meilleures heures pour le désherbage mécanique sont :

1.       Avant 11 h le matin

2.       Entre 11 h et 17 h.

3.       En fin de journée

 

Il est important en désherbage mécanique de travailler la parcelle toujours dans le même sens.

        VRAI

        FAUX

 

Vidéo : le désherbage mécanique sur céréales à paille

 

En désherbage mécanique, les outils de travail en plein sont :

1.       La herse étrille

2.       La bineuse

3.       La houe rotative

4.       La roto-étrille

 

Les périodes d’intervention en désherbage mécanique sont :

1.       Impérativement à l’automne

2.       A l’automne si besoin et si conditions favorables

3.       En sortie d’hiver / début de printemps

4.       En fin de printemps / début d’été

 

Un passage de herse étrille en sortie d’hiver permet de relancer la minéralisation du sol.

        VRAI

        FAUX

 

Vidéo : le désherbage mécanique sur cultures d’été

 

Le premier impératif pour pouvoir faire du désherbage mécanique sur cultures d’été est de semer profond.

        VRAI

        FAUX

 

L’outil à privilégier pour le passage en post-semis pré-levée est :

1.       La houe rotative

2.       La roto-étrille

3.       La herse étrille

 

L’outil à utiliser impérativement sur maïs au stade pointant est :

1.       La houe rotative

2.       La roto-étrille

3.       La herse étrille

 

Les risques de dégâts sont plus importants sur le soja, plante plus fragile que le maïs.

        VRAI

        FAUX

 

La vitesse de passage de la houe rotative est :

1.       4 à 5 km/h

2.       1 km/h par feuille de maïs

3.       8 à 10 km/h

4.       16 à 18 km/h

 

La vitesse de passage de herse étrille ou de la roto-étrille est :

1.       4 à 5 km/h

2.       1 km/h par feuille de maïs

3.       8 à 10 km/h

4.       16 à 18 km/h

 

La gestion des inter-rangs par la bineuse est possible :

1.       Jusqu’au stade 4/6 feuilles sur maïs

2.       Jusqu’au stade 8/10 feuilles sur maïs

3.       Jusqu’à 20 cm sur soja

4.       Jusqu’à 50 cm sur soja

 

 

Avis

Il n’y pas encore d’avis.

Soyez le premier à laisser votre avis sur “Quels leviers agronomiques pour réduire ou supprimer les produits phyto ?”

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *