Agnès GROZELLIER


Un parcours professionnel tourné vers le soutien aux agriculteurs

Conciliatrice au TGI

Après une formation universitaire en géographie et aménagement rural, Agnès GROZELLIER choisit de travailler dans diverses organisations professionnelles agricoles (OPA).

À l’ADASEA de l’Yonne, elle a coordonné, de 1999 à 2009, un programme régional pour l’installation des jeunes agriculteurs en Bourgogne. Puis, de retour en Saône-et-Loire, son département d’origine, elle se spécialise dans l’aide aux agriculteurs en difficulté, comme conseillère à la Chambre d’Agriculture.

Parce que les travailleurs sociaux ne sont pas forcément des spécialistes du monde agricole tandis que les techniciens de la Chambre d’Agriculture ne sont pas tous à l’aise avec la dimension humaine, elle œuvre pour une meilleure synergie des actions de soutien aux agriculteurs/trices. En parallèle, elle accompagne les agriculteurs dans ce qui est souvent vécu comme une épreuve : les audiences de redressement ou de liquidation judiciaire.

Au tribunal : un rôle d’expert

Sans formation juridique préalable, Agnès GROZELLIER n’agit pas comme avocat aux côtés des agriculteurs. Lors de la mise en place d’un Redressement Judiciaire, elle intervient pour présenter, sans poudre aux yeux, la situation de l’exploitation agricole à des magistrats du Tribunal de Grande Instance pas vraiment au fait des subtilités de ce milieu.

Le but est d’établir un plan de remboursement et d’étalement des dettes tenant compte du potentiel de l’entreprise. Si la pérennité de l’exploitation en dépend, elle veille aussi à ne pas oublier l’agriculteur qui doit gagner assez pour vivre lui aussi…

Au final, la procédure judiciaire peut servir d’électrochoc et pousser l’agriculteur à modifier son système de production et ainsi trouver la voie pour relancer son entreprise. Ou, à l’inverse, elle peut être un pas vers une Liquidation Judiciaire qui aura au moins pour mérite de ne pas laisser l’agriculteur lourdement endetté.

Dépasser le tabou entourant les procédures judiciaires

C’est en général contraint et forcé que l’agriculteur subit ces procédures. Il est accablé par la honte de ne pas s’en sortir tout seul, la crainte de devenir un mouton noir par la publicité légale faite aux jugements, et la peur d’être rejeté par des partenaires privilégiés mis sur un pied d’égalité avec l’ensemble des créanciers dans le cadre d’un redressement.

Ces sentiments poussent l’agriculteur à ne plus ouvrir son courrier, à ne pas se rendre à l’audience de Règlement Amiable, absence entraînant automatiquement l’étape suivante du redressement…

Pourtant les procédures judiciaires sont des outils intéressants si elles sont utilisées au bon moment : il ne faut pas attendre trop longtemps ! À commencer par la première : le Règlement Amiable Judiciaire, pour laquelle Agnès GROZELLIER est conciliatrice reconnue depuis 2017 par le Tribunal de Grande Instance.

Des vidéos pour connaître les procédures judiciaires et ainsi mieux les utiliser.

À travers des cas pratiques et de nombreux exemples, Agnès GROZELLIER vous initie à ces procédures, sans jargon juridique, vous montrant que l’on peut rebondir après un jugement en profitant, entre autres, d’un remboursement des dettes étalé sur quinze ans.