Le sol en espace vert : observer, tester et analyser pour mieux le comprendre !

Dans cette formation complète, vous découvrirez l’invisible : le sol, au service du visible : la plante. À partir de profils pédologiques, vous apprendrez des tests terrains, simples à réaliser, pour mieux connaître son sol. Puis, dans une partie plus technique, vous apprenez la composition et le fonctionnement du sol : état physique, état minéral, état de la matière organique et gestion de la fertilité. Enfin, pour conclure, vous découvrez l’utilité d’une analyse de sol, les conditions de prélèvement et les différents critères analysés.

2 formules proposées

N°1 - Cours en vidéos :

  • 40 vidéos - 3H38
  • 4 quiz et 44 questions pour vérifier vos acquis

N°2 - Formation individuelle :

  • Durée totale = 05h00
  • Le cours en vidéos de la formule N°1 PLUS :
  • 1 visio (0h30) en direct avec le formateur en fin de formation
  • Accès à MEMO +, pour mémoriser les notions essentielles
  • Suivi technique et administratif durant toute la formation
  • Financements possibles : contactez-nous formation@agrilearn.fr

Le programme

  • Module 1 : Ouvrir le sol pour l’observer
    • Introduction-Module 11min
    • Profil agronomique : identifier les différents horizons du sol5min
    • Faire un mini profil à la bêche4min
    • Faire un mini profil avec un hole cutter4min
    • Apprécier la densité et la profondeur racinaire2min
    • Définir les types de sol grâce au nuancier de Munsell2min
    • Quizz fin module 15 questions
  • Module 2 : Tester le sol pour mieux le comprendre
    • Introduction-module 21min
    • Déterminer si un sol est calcaire-test HCL6min
    • Déterminer la présence de matière organique Test H2O29min
    • Comptabiliser les vers de terre-Test moutarde9min
    • Tester la conductivité2min
    • Apprécier la fertilité d’un sol – Test du cresson5min
    • Appréhender la texture des horizons5min
    • Test complémentaire en laboratoire – la sédimentation5min
    • Le tamisage5min
    • Mesurer le tassement du sol au pénétromètre3min
    • Tester l’infiltration de l’eau1min
    • Tester la vitesse de perméabilité du sol2min
    • quizz fin module 213 questions
  • Module 3 : Connaître le fonctionnement du sol
    • Introduction module 31min
    • Le Complexe Argilo Humique9min
    • Etat acido-basique du sol12min
    • Matière organique : cycle du carbone et de l’azote7min
    • Etat de la matière organique_TAILLE3min
    • Etat de la matière organique_FONCTION8min
    • Etat de la matière organique-AMELIORATION9min
    • Etat de la matière organique-EVOLUTION9min
    • Etat de la matière mineral-ORIGINE et FONCTION6min
    • Etat minéral-AMELIORATION8min
    • Etat minéral-NUTRITION11min
    • Le plan de fertilisation-aspects généraux9min
    • Plan de fertilisation-exp gazon de sport10min
    • Choisir un engrais3min
    • Etat physique du sol9min
    • Une autre façon de voir le sol au travers de ses constituants14min
    • Quizz fin module 321 questions
  • Module 4 : Analyser le sol
    • Introduction module 41min
    • Prélèvement d’un échantillon pour l’analyse de sol2min
    • Pourquoi l’analyse de sol ?5min
    • Les différents critères d’analyse de sol6min
    • Analyse de sol – espace vert5min
    • Analyse se sol – terrain de sport5min
    • Quizz fin module 45 questions

Le programme complet

  • Avant de commencer
    • Vos attentes10min
  • Module 1 : Ouvrir le sol pour l’observer
    • Introduction-Module 11min
    • Profil agronomique : identifier les différents horizons du sol5min
    • Faire un mini profil à la bêche4min
    • Faire un mini profil avec un hole cutter4min
    • Apprécier la densité et la profondeur racinaire2min
    • Définir les types de sol grâce au nuancier de Munsell2min
    • Quizz fin module 15 questions
  • Module 2 : Tester le sol pour mieux le comprendre
    • Introduction-module 21min
    • Déterminer si un sol est calcaire-test HCL6min
    • Déterminer la présence de matière organique Test H2O29min
    • Comptabiliser les vers de terre-Test moutarde9min
    • Tester la conductivité2min
    • Apprécier la fertilité d’un sol – Test du cresson5min
    • Appréhender la texture des horizons5min
    • Test complémentaire en laboratoire – la sédimentation5min
    • Le tamisage5min
    • Mesurer le tassement du sol au pénétromètre3min
    • Tester l’infiltration de l’eau1min
    • Tester la vitesse de perméabilité du sol2min
    • quizz fin module 213 questions
  • Module 3 : Connaître le fonctionnement du sol
    • Introduction module 31min
    • Le Complexe Argilo Humique9min
    • Etat acido-basique du sol12min
    • Matière organique : cycle du carbone et de l’azote7min
    • Etat de la matière organique_TAILLE3min
    • Etat de la matière organique_FONCTION8min
    • Etat de la matière organique-AMELIORATION9min
    • Etat de la matière organique-EVOLUTION9min
    • Etat de la matière mineral-ORIGINE et FONCTION6min
    • Etat minéral-AMELIORATION8min
    • Etat minéral-NUTRITION11min
    • Le plan de fertilisation-aspects généraux9min
    • Plan de fertilisation-exp gazon de sport10min
    • Choisir un engrais3min
    • Etat physique du sol9min
    • Une autre façon de voir le sol au travers de ses constituants14min
    • Quizz fin module 321 questions
  • Module 4 : Analyser le sol
    • Introduction module 41min
    • Prélèvement d’un échantillon pour l’analyse de sol2min
    • Pourquoi l’analyse de sol ?5min
    • Les différents critères d’analyse de sol6min
    • Analyse de sol – espace vert5min
    • Analyse se sol – terrain de sport5min
    • Quizz fin module 45 questions
    • Questionnaire de satisfaction15min

Les objectifs

  • Savoir observer un sol
  • Savoir réaliser les différents test de sol
  • Connaître le fonctionnement du sol
  • Comprendre l’utilité d’une analyse de sol

Pré-requis

  • Aucun pré-requis n’est nécessaire

Public cible

  • Entrepreneurs et salariés espace vert
  • Élèves de l’enseignement agricole

Extrait gratuit

Faire un mini profil à la bêche

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Expert - Auteur de la formationLe sol en espace vert : observer, tester et analyser pour mieux le comprendre !

Formateur de la formation

Pierre ROUSSEL

Agronome, spécialiste du sol

Agronome formé à l’école d’ingénieurs d’Angers, spécialité en horticulture et maraîchage, Pierre ROUSSEL a très tôt affirmé son intérêt pour l’étude des sols. Il acquiert ses connaissances auprès de personnes de référence telles que Louis-Marie RIVIERE (INRA) et H...

Référente pédagogique agrilearn : Fanny d'Agrilearn

Référente pédagogique

Fanny d'Agrilearn

Son rôle est de vous accompagner tout au long de votre parcours de formation afin que vous profitiez au maximum de votre apprentissage, objectif zéro tracas pour vous.

Vous vérifiez ensemble votre éligibilité aux fonds de formations (VIVEA, OCAPIAT...) puis elle vous guide pour vous inscrire sur notre plateforme et accéder à votre espace personnel.

C'est vraiment une relation sur-mesure qui se créee pour faciliter votre apprentissage.

Elle exerce ensuite un suivi hebdomadaire de votre parcours de formation et n'hésite pas à effectuer des rappels en cas de retard de visionnage, de réalisation des quiz et/ou travaux pratiques tout en étant sympathique et à votre écoute.

Résumé de la formation


À première vue, on pourrait prendre Pierre Roussel pour un archéologue. En effet, dans une fosse profonde de plus d’un mètre, longue de deux mètres et large d’un, il gratte les strates du sol. Recherche-t-il un quelconque artéfact d’une civilisation disparue ? À son intérêt pour un simple trou laissé par le passage d’un ver de terre, on comprend vite notre erreur !

Notre expert est un ingénieur agronome venu étudier les qualités de ce sol en déterminant ses composantes. Il y trouve des particules organiques et minérales dont il nous expliquera en détail l’influence sur la fertilité du sol. De multiples facteurs, allant de l’abondance ou non d’humus à la granulométrie, en passant par le pH, rentrent en ligne de compte dans le bon développement des plantes. Après analyse, si certains défauts du sol apparaissent ils pourront être corrigés à l’aide d’un amendement. Son application ne se fera bien sûr pas au hasard. Si besoin est, un enrichissement sous forme d’engrais sera alors choisi, avec le plus grand soin.

À première vue, on pourrait prendre Pierre Roussel pour un archéologue. En effet, dans une fosse profonde de plus d’un mètre, longue de deux mètres et large d’un, il gratte les strates du sol. Recherche-t-il un quelconque artéfact d’une civilisation disparue ? À son intérêt pour un simple trou laissé par le passage d’un ver de terre, on comprend vite notre erreur !

Notre expert est un ingénieur agronome venu étudier les qualités de ce sol en déterminant ses composantes. Il y trouve des particules organiques et minérales dont il nous expliquera en détail l’influence sur la fertilité du sol. De multiples facteurs, allant de l’abondance ou non d’humus à la granulométrie, en passant par le pH, rentrent en ligne de compte dans le bon développement des plantes. Après analyse, si certains défauts du sol apparaissent ils pourront être corrigés à l’aide d’un amendement. Son application ne se fera bien sûr pas au hasard. Si besoin est, un enrichissement sous forme d’engrais sera alors choisi, avec le plus grand soin.

Découvrir ce qu’un sol a dans le ventre : méthodes de prélèvement et tests à réaliser

La terre de la coupe verticale du sol obtenue par l’excavation étant tassée, Pierre Roussel la gratte un peu afin d’en révéler les horizons (c’est-à-dire les différentes couches). Cette recherche peut s’accomplir dans le cadre d’un profil agronomique (c’est notre cas), cultural ou pédologique. Ils se définissent comme suit :

  • Le profil agronomique : il a trait à la croissance et à la production des plantes,
  • Le profil cultural : c’est la zone travaillée par l’agriculteur,
  • Le profil pédologique : plus profond, il va jusqu’à la roche mère. Quant aux différents horizons, on en distingue quatre :

  • Horizon de surface : 100 % organique, constitué de la litière et de matière organique fragmentée (vieilles feuilles par exemple). Le système racinaire fasciculé des graminées apparaît.

  • Horizon organo-minéral : issu de l’alliance entre la partie organique (humus) et la partie minérale (argiles, limons, sables) appelée complexe argilo-humique. C’est l’horizon le plus riche du profil. Profondeur de 20/25 cm.
  • Horizon organo-minéral compacté : plus dense et tassé, avec un peu moins de matière organique.
  • Horizon uniquement minéral : il contient très peu de racines, essentiellement des racines d’ancrage. Dans les 50 premiers centimètres de profondeur s’épanouit la rhizosphère. Cette zone du sol, à l’intense activité microbiologique, contient l’essentiel des racines. En dessous de 50 cm, on peut considérer qu’il n’y a plus de matière organique. Les racines d’ancrage qui atteignent cette profondeur ne trouvent donc plus de quoi nourrir la plante.

Précisons qu’une pelleteuse n’est pas obligatoire pour débuter une observation du sol. Il est ainsi possible de réaliser des mini-profils à la bêche ou au hole cutter (outil utilisé pour créer les trous de parcours de golf).

En un coup d’œil, le nuancier de Munsell vous permettra de définir le type de sol par son système colorimétrique. Ainsi, un sol calcaire tire vers le blanc, un aspect foncé signale l’humus, alors que les oxydes de fer rougiront le sol. Mais Pierre Roussel va nous montrer bien d’autres tests à pratiquer sur les échantillons de terre recueillis. À commencer par celui du pH.

Évaluer le pH : le test HCl et le pH-mètre

Pour déterminer si un sol est calcaire, on utilise de l’acide (ici de l’acide chlorhydrique : HCl). Plus la réaction à l’acide est rapide et importante, plus le sol est calcaire. Pour tester l’acidité d’un sol au pH-mètre, il faut diluer un volume de terre dans 5 volumes d’eau déminéralisée. • PH 8 : sol basique (alcalin) • PH 7 : sol neutre • PH < 5 : sol fortement acide.

Détecter la matière organique : le test H2O2 et, pour les vers : le test moutarde

L’eau oxygénée ou peroxyde d’hydrogène (H2O2), produit une réaction (pas toujours instantanée) de décomposition de la matière organique se manifestant par une effervescence. L’intensité et la vitesse de réaction permettent de qualifier la matière organique. L’absence de réaction signale un sol sans matière organique (sable). Avec la vitesse de réaction, l’on peut savoir s’il s’agit de matière organique humifiée (réaction rapide) ou mal évoluée, voire non évoluée (du type tourbe, avec un rôle uniquement physique de rétention d’eau dans le sol).

Le test moutarde, quant à lui, est une méthode simple pour ramasser et comptabiliser les vers de terre. Il consiste à déverser sur 1 m2, 300 g de moutarde (fine et forte, s’il vous plaît !) dilués dans 10 litres d’eau. L’opération devra être répétée deux fois à 10 min d’intervalle. Irrités, nos amis les lombrics remontent alors à la surface. Le poids de vers de terre sur 1 m2 (ou 1 ha) est un marqueur de la fertilité d’un sol.

Les trois types de vers de terre sont les :

• Vers épigés : petits vers de 2 à 8 cm, vers de surface qui dégradent la litière. Ils sont les plus importants en nombre. • Vers endogés : vers moyens de 5 à 15 cm, ils creusent des galeries horizontales dans les parties organo-minérales. • Vers anéciques : gros vers « tunnelier » long de 15 à 25 cm, ils creusent des galeries profondes jusqu’à près d’un mètre en dessous de la surface. Ils ont un rôle très important dans la porosité du sol. La meilleure saison pour comptabiliser les vers de terre est de février à mars. La quantité de vers de terre peut aller de 10 g/m2 sur des sols cultivés à 400 g/m2 sur des prairies riches (type prairies du Charolais).

Les vers de terre ont plusieurs actions :

• Ils brassent de 200 à 600 tonnes de terre / hectare. • Ils décomposent la matière organique et améliorent ainsi la fertilité. • Ils remontent des éléments en surface (50-120 t/ha). • Ils diluent et mélangent la matière organique dans le sol. • Ils favorisent la porosité et la perméabilité du sol.

Seul point négatif, ils attirent les taupes et les sangliers qui s’en régalent !

Contrôler la conductivité et vérifier la pollution du sol

On mesure le taux de sels minéraux dans la solution du sol par un test de conductivité électrique dans un mélange formé d’un volume de terre dans cinq volumes d’eau déminéralisée. Elle se mesure en siemens ou micro-siemens. • À 40 micro-siemens : il y a très peu de minéraux dans le sol ; la fertilité minérale est faible. • À 80 micro-siemens : on est encore en limite basse. • À 250 micro-siemens : le sol est très riche en minéraux.

Le test du cresson permet, lui, de vérifier la présence dans le sol de polluants auxquels le cresson est très sensible (métaux lourds, produits phytosanitaires, excès d’engrais…), ses aptitudes agronomiques, et pour tout dire sa fertilité générale.

Faites le test vous-même : il suffit de mettre de la terre et des graines dans un bocal près d’une fenêtre, à une température d’environ vingt degrés. En moins d’une semaine, vous aurez une idée précise de la qualité de votre échantillon de terre.

Ce test est très utilisé en espaces verts et maraîchage pour décider d’une désinfection du sol et en révéler la fatigue.

La texture du sol et le test complémentaire de sédimentation, en laboratoire

Il existe deux techniques pour repérer la présence de sables, de limons ou d’argile dans un sol et estimer leur proportion :

1 – La méthode sensorielle :

• prendre une poignée de terre, • l’humidifier, • sentir la texture du sol entre pouce et index. Si la texture est pâteuse, il y a de l’argile, si elle est savonneuse (« ça glisse facilement »), il y a des limons.

2 – La technique du boudin :

• prendre une poignée de terre, • l’humidifier, • essayer de faire un boudin, voir s’il se casse quand on le courbe.

Si on ne peut pas faire un boudin, il y a moins de 10 % d’argile. Si on fait un boudin mais qu’il se casse en le courbant, il y a 10 à 20 % d’argile. Si on fait un boudin et qu’on le courbe, il y a 20 à 30 % d’argile. Enfin, si l’on fait un boudin que l’on peut courber en cercle, il y a plus de 30 % d’argile (vous pouvez vous mettre à la poterie !). Le test de sédimentation révèle le caractère sableux, limoneux ou argileux du sol : plus les éléments sont grossiers (entre 50 microns (µ) et 2 mm), plus vite ils chutent au fond du tube (en application de la loi de Stokes). À l’inverse, les éléments les plus légers (argiles) peuvent rester en suspension au-delà de 8 heures.

Pour ce test, on ne conservera que les terres fines préalablement écrasées et tamisées. Il met en évidence la granulométrie de la terre, soit des plus grossiers aux plus fins des éléments :

les sables grossiers de 200 µ à 2 mm, les sables fins de 50 à 200 µ, les limons grossiers de 20 à 50 µ, les limons fins de 2 à 20 µ, les argiles qui mesurent moins de 2 µ. Les trois derniers sont répertoriés comme les éléments fins.

Évaluer le tassement et la perméabilité du sol Pour le tassement, on utilise un pénétromètre qui indique la pression exercée pour entrer dans le sol. La perméabilité d’un sol se calcule à l’aide de la vitesse d’infiltration verticale de l’eau et se mesure en cm/h. Pour les terrains de sport, on utilise surtout l’infiltromètre à double anneau (en accord avec les principes de la loi de Darcy).

Le fonctionnement du sol : ce qui le compose et qui le rend fertile

Le complexe argilo-humique

Le complexe argilo-humique est l’alliance entre l’argile (issue de l’altération de la roche) et l’humus (issu de la dégradation végétale).

Le complexe argilo-humique est électriquement négatif. En absorbant des cations (chargés positivement), il progresse vers la neutralité : c’est donc un aimant à cations. Sa relation avec la solution du sol (eau et minéraux) est appelée Capacité d’Échange Cationique (CEC).

Le complexe argilo-humique est reconnu comme le garde-manger des plantes grâce à sa capacité à stocker des minéraux. La taille du complexe argilo-humique, donc la taille du garde-manger, diffère selon le type de sol : le sable à une CEC très faible, l’argile et la matière organique peuvent avoir une CEC très élevée. Les conditions de fertilisation (la fréquence des apports) dépendront donc de la facilité d’absorption en rapport avec la CEC.

Le complexe argilo-humique est constitué grâce au pont calcique qui agit comme un ciment entre l’argile et l’humus. En effet, le calcium (Ca2+) lie l’argile et l’humus, chargés négativement, grâce à ses deux charges positives.

Taux de saturation d’une CEC :

• Si la saturation de la CEC est ≥ 100 %, la CEC a fait le plein de cations autres que H+, le pH est neutre ou alcalin (basique), il n’y a donc pas de risque d’acidification du sol. • Si la saturation de la CEC est < 100 %, la CEC contient des ions H+, le pH est acide et il y a un risque d’acidification du sol.

Influence du pH sur l’assimilation des minéraux

Le pH mesure l’acidité, c’est-à-dire la concentration en ions H+. Le contraire de l’acidité est l’alcalinité (basicité) qui a pour origine les carbonates (et non le calcium), c’est-à-dire le calcaire présent dans le sol. Il peut être actif ou inactif. C’est le calcaire actif qui est responsable de l’alcalinité du sol.

Le niveau de pH détermine la disponibilité de certains minéraux : • L’azote (N), le potassium (K), le soufre (S) sont indépendants du pH. • Le phosphore (P) est inassimilable en pH fortement acide ou fortement basique (alcalin). • Le fer (Fe) est très mal assimilé en pH alcalin, mais très fortement assimilé en pH acide.

Et surtout, la neutralité permet une bonne assimilation de tous les minéraux, d’où l’intérêt de corriger le pH du sol pour tendre vers la neutralité. Ainsi, un sol trop acide sera ramené vers la neutralité par un apport d’amendement alcalin comme : • le carbonate de calcium (calcaire) • le carbonate de magnésium (dolomie).

Un plan d’amendement se prévoit sur plusieurs années.

En revanche, un sol très alcalin ne se corrige pas.

Les cycles du carbone et de l’azote, le rapport C/N

La végétation rentre dans le cycle du carbone par son action de puits de carbone lié à la photosynthèse. Elle consomme le CO2 et le transforme en carbone organique. La nuit, la respiration cellulaire de cette même végétation produit le phénomène inverse, de moindre intensité. L’agriculture peut donc contribuer à la diminution du CO2 dans l’atmosphère.

L’azote atmosphérique (ou diazote N2) compose, rappelons-le, près de 80 % de l’air. Une partie en est piégée dans les sols où son rôle est crucial dans la croissance des végétaux. La fixation biologique par les bactéries le transforme en azote organique. L’azote minéral a une courte persistance dans le sol : soluble, il est consommé par les plantes ou lexivié puis entraîné dans les cours d’eau.

Le rapport C/N, ou rapport massique carbone sur azote, est un indicateur qui permet de juger du degré d’évolution de la matière organique, c’est-à-dire de son aptitude à se décomposer plus ou moins rapidement dans le sol. Avec un C/N aux alentours de 8-10, la matière organique est proche de l’humus et la minéralisation, rapide. Plus le rapport C/N est élevé, plus la décomposition de la matière organique est lente.

Sans lui, rien ne pousserait : le rôle essentiel de l’humus

Il est synonyme de terre fertile. Il agit dans trois grands domaines :

physique : sur la rétention d’eau et la porosité du sol (stocke l’eau, limite le ruissellement, l’érosion, le tassement etc…), biologique : stimule l’activité de la biomasse microbienne et des vers de terre ce qui donne un sol aéré et bien minéralisé, chimique : fournit et stocke les éléments minéraux de concert avec la CEC. Il limite la toxicité des éléments-traces métalliques (ETM) et retient les micropolluants comme les pesticides (ce qui améliore la qualité de l’eau). Dans un sol riche en matière organique, les effets de la pollution sont donc amoindris.

Signalons que c’est au printemps que la minéralisation est la plus importante car elle conjugue humidité et température assez élevée, favorisant ainsi l’activité microbienne.

Cet humus si précieux s’affine sous l’action des bactéries et des champignons venant conclure le processus de dégradation de la matière organique (les déchets végétaux). De fait, le sol est en quelque sorte l’intestin de la plante.

En effet, dans un premier temps, c’est la faune du sol (protozoaires, nématodes, vers de terre, acariens, collemboles et myriapodes) qui intervient dans ce processus en découpant « grossièrement » les déchets végétaux. Puis agissent les micro-organismes du sol.

En résumé, cette masse (ou plutôt biomasse) laborieuse du sol, formée des bactéries, des champignons et de la faune du sol, le bonifie en remplissant des tâches trop nombreuses pour les citer toutes. La minéralisation de la matière organique n’étant bien sûr pas la moindre de ces tâches.

On l’aura compris, une terre faible en humus ne sera guère productive. Toutefois, un amendement judicieux pourra réparer (très lentement) cette carence.

Développer harmonieusement l’humus du sol et veiller à une fertilisation efficace

Pierre Roussel nous livre les dix règles d’or de sa stratégie « humus » :

  1. Décider d’un apport uniquement après avoir réalisé une analyse de l’état organique du sol, à travers : un relevé de la matière organique comme de l’azote organique, le rapport C/N, l’Indice d’Activité Microbienne (IAM).
  2. Vérifier l’intérêt d’un apport de matière organique en fonction de l’analyse.
  3. Travailler le sol (l’oxygéner) au préalable pour relancer la vie microbienne et permettre la digestion de la matière organique apportée.
  4. Adapter le type de matière organique apporté, à la capacité du sol à le décomposer.
  5. Ne pas confondre améliorer le sol (l’amender) et nourrir la plante.
  6. Seule la matière organique d’origine végétale apporte de l’humus.
  7. Dissocier (par des épandages distincts et espacés) amendement organique d’origine végétale et nutrition des plantes.
  8. Vérifier l’origine et la composition du produit.
  9. Définir les quantités à apporter.
  10. Définir les conditions d’apport du produit. Ces règles énoncées, il apparaît que le compost représente un amendement de très bonne qualité.

Prendre en compte le caractère autotrophe des plantes

Autotrophe veut dire que les plantes élaborent leur propre substance (grâce à la photosynthèse) à partir des minéraux.

Un engrais aura donc pour objectif d’améliorer la fertilité minérale du sol en apportant par exemple du calcium, dont nous avons vu le rôle dans le pont calcique, du magnésium, nécessaire à la photosynthèse car constituant de la chlorophylle, qualité qu’il partage avec le fer (qui est un oligo-élément). Le phosphore et le potassium ne seront pas oubliés, ce dernier renforçant la plante face aux agressions extérieures (maladie, froid, sècheresse, piétinement…).

Les conditions d’une fertilisation réussie

Afin de maintenir ou d’augmenter le pouvoir nutritionnel du sol, la fertilisation devra respecter l’environnement tout en exploitant au mieux les potentialités de production des cultures et leurs besoins. Pour une bonne fertilité minérale, il est indispensable d’avoir en même temps :

  • une bonne fertilité physique : obtenue par le travail du sol, elle a pour objectif de faciliter la progression racinaire des plantes,
  • une bonne fertilité chimique : l’agriculteur gère les réserves du sol et maintient l’équilibre entre les éléments nutritifs,
  • une bonne fertilité biologique qui résulte des deux précédentes et doit favoriser l’activité des micro-organismes, le transfert des nutriments vers la plante, la minéralisation des matières organiques. De surcroît, Pierre Roussel nous donne les trois lois régissant la fertilisation :

  • La loi de restitution ou des avances : il faut toujours intégrer dans la fertilisation l’exportation des minéraux par les cultures, les pertes par lessivage et l’apport des minéraux par les déchets de la culture précédente.

  • La loi des accroissements moins que proportionnels (loi de Mitscherlich 1794-1863) : « Quand on apporte au sol des doses croissantes d’un élément fertilisant, les rendements obtenus sont de plus en plus faibles au fur et à mesure que les quantités apportées s’élèvent ». C’est l’effet délétère des éléments azotés qui entraine des maladies ou favorise les pucerons.
  • La loi du minimum ou d’interaction : c’est l’élément le moins présent dans la solution du sol qui définit la croissance végétale.

Les fondements nécessaires à l’établissement d’un plan de fertilisation raisonnée

Répétons-le, un plan de fertilisation c’est la recherche d’un équilibre entre :

  • les besoins de la plante,
  • les réserves du sol,
  • la minéralisation de la matière organique. Il faut donc : • Connaître les réserves du sol, ce qui réclame une analyse de sol tous les trois ou quatre ans. • Intégrer tous les éléments fertilisants en fonction des besoins. • Définir les dates d’apports : par exemple, donner plus d’azote au réveil de la végétation, ou plus de potassium en automne afin que la plante constitue des réserves. • Définir les modes d’apports (engrais minéraux, engrais organiques, engrais organo-minéraux ).

Voici les dix règles (on pourrait dire aussi les dix commandements) de la stratégie de fertilisation définies par notre expert :

  1. Le végétal consomme uniquement des minéraux.
  2. L’analyse minérale du sol tous les trois ans est une nécessité pour bâtir un plan de fertilisation raisonnée.
  3. La fréquence des apports est liée à la CEC (Capacité d’Échange Cationique) et à la durée de libération de l’engrais.
  4. L’azote est le moteur de la végétation. C’est à partir du niveau d’azote que l’on détermine les doses des autres éléments minéraux. L’azote à action lente évolue progressivement en azote nitrique et permet le tallage du gazon.
  5. Le nitrate est la forme principale assimilée par la plante, quelle que soit l’origine du fertilisant (organique ou minéral). C’est aussi la principale source de pollution des eaux.
  6. La dose d’azote doit être raisonnée en fonction de l’apport naturel du sol et des besoins de tallage (pour le gazon d’un terrain de sport).
  7. L’urée est incorporée pour éviter les pertes par volatilisation. Préférer les doses d’apports faibles pour limiter le lessivage (20 unités /passage).
  8. Éviter le positionnement en surface des engrais enrobés, pour un meilleur fonctionnement de l’osmose.
  9. Le phosphore est mis en incorporation si l’analyse de sol indique de fortes concentrations en surface.
  10. L’engrais doit être homogène, chaque grain doit avoir la même formule pour éviter un mauvais épandage.

Un plan de fertilisation est toujours un complément de l’offre du sol, une mise à niveau de l’offre de la réserve du sol.

Pour chaque élément il faut atteindre « le bien pourvu ». En deçà, il s’agit de réaliser un redressement, il est à prévoir sur 3 ans. Au-delà, il s’agit d’une réserve, on réduit alors l’apport de 10 % par rapport aux besoins de la plante.

Conseils pour bien choisir les engrais

Pour cela il faut : • Savoir décrypter les étiquettes pour définir les équilibres entre les différents minéraux. • Choisir son origine : organique (animale ou végétale), organo-minérale ou minérale. • Choisir une technologie pour gérer la durée d’action et les conditions de libération. • Choisir une formulation : bouchons, pulvérulent (en poudre), granulés… • Définir les doses en fonction du plan de fertilisation. • Décider du positionnement : en plein ou localisé, incorporé au sol ou en surface…

En outre, connaître la réserve utile en eau du sol (RU), c’est-à-dire l’eau retenue dans le sol et utilisable par la plante, peut s’avérer intéressant (en prévision d’une irrigation par exemple). Or, cette capacité varie selon les types de sol : bonne pour les sols argileux, faible dans les sables. Les constituants du sol, sa texture en somme, et le degré de porosité, sont évidemment liés.

Sur ce sujet, retenons simplement qu’il faut dans le sol une part de sables pour assurer un bon drainage, et une part d’argile et de limons, propices au développement des bactéries, pour former un complexe argilo-humique, synonyme de fertilité.

Une analyse complète du sol doit absolument précéder tout plan de fertilisation

En effet, l’analyse du sol vous permet de déterminer sa capacité et son potentiel, de connaître ses réserves, et ainsi évaluer un besoin de redressement, d’amendement. Rappelons, une dernière fois, les principes de bases de cette analyse :

Une analyse de sol se fait plutôt en période d’arrêt de la végétation (de septembre à mars).

Il est bon d’en faire une tous les trois à cinq ans.

Elle doit étudier :

  • La Capacité d’Échange Cationique (CEC).
  • L’état acido-basique.
  • L’état organique : masse organique, azote organique, C/N, activité microbienne.
  • L’état minéral : conductivité du sol et différents éléments minéraux. Une analyse de l’état granulométrique sera effectuée seulement si la parcelle est nouvelle.

Armé de toutes ces données, l’on pourra ainsi faire un bon diagnostic des éventuelles carences du sol, et s’efforcer de les combler avec justesse.

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