Prendre et tenir sa place de patron


En tant que patron, quelle attitude adopter à l’égard du ou des salariés de la ferme, du magasin, de la CUMA ou de toute autre organisation que l’on dirige ?

Trop laxistes ou trop autoritaires, souvent maladroits, les agriculteurs traînent une réputation de mauvais patrons.

Or conduire des salariés s’apprend : respecter le code du travail et entretenir une relation saine.

 

S’affirmer comme patron, dans le respect de l’autre

Même quand employeur et salarié travaillent côte à côte, même quand le salarié en connaît plus long que le patron, il lui est subordonné.

Le patron doit donc assumer sa fonction qui lui donne le pouvoir légitime d’embaucher, diriger, donner des consignes, évaluer, récompenser, sanctionner, licencier.

Il s’agit donc de s’affirmer dans le respect de l’autre pour provoquer son respect en retour.

 

Satisfaire ses besoins fondamentaux

Pour que le salarié donne le meilleur de lui-même, il faut que ses besoins fondamentaux soient, autant que possible, satisfaits : sécurité, structure, stimulations, reconnaissance, estime de soi et des autres…

Ces besoins appellent donc un patron fiable, juste, sachant donner le cap et communiquer en fonction du niveau de maturité professionnelle du salarié.

Directif au départ pour fixer le cadre, le patron va évoluer vers un management plus informatif et explicatif qui deviendra au fil du temps négociateur, pour aboutir, si le salarié manifeste un haut niveau de maturité, à une réelle délégation de mission.

 

L’écoute, qualité essentielle

Communiquer, c’est d’abord écouter le salarié, lui donner des consignes claires, le reprendre éventuellement, le reconnaître pour ce qu’il a fait. Le dialogue est indispensable sans copinage ni autoritarisme.

Crier et menacer témoignent d’un manque d’autorité qui se définit comme la capacité d’obtenir ce qu’on veut sans exercer de pression.

C’est cette autorité entraînant l’adhésion que l’employeur va développer progressivement en acquérant les savoir-faire indispensables qui lui donneront confiance en soi et en l’autre si toutefois il le mérite.

Quand l’entreprise emploie plusieurs salariés, le patron devient organisateur, animateur et régulateur d’équipe

Une fois l’an, au moins, il prendra le temps d’un entretien formel avec le salarié pour faire le point de sa situation professionnelle et de son avenir.

Ainsi se renforce la confiance mutuelle.

 

Yves LE GUAY

Auteur de “Vivre et travailler en équipe, un GAEC sur le vif” aux Editions de la France Agricole et de séries de vidéos sur les relation humaines, chez Agri-Learn Editions.

 

 

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